Chaque année en France, des millions de tonnes de nourriture encore consommable sont perdues alors que de nombreuses personnes peinent à se nourrir. Pour répondre à ce paradoxe social et environnemental, la France a adopté en 2016 une loi pionnière contre le gaspillage alimentaire. Elle oblige les grandes surfaces à donner leurs invendus aux associations plutôt qu’à les détruire.
Le gaspillage alimentaire est aujourd’hui un enjeu majeur en France, touchant toutes les étapes de la chaîne alimentaire, de la production à la consommation. Selon des données récentes de l’Agence européenne pour l’environnement, la France a généré près de 9,5 millions de tonnes de déchets alimentaires en 2022. Ce chiffre équivaut à environ 139 kilogrammes par habitant ; une part importante de ces déchets est constituée de produits encore consommables.
Au‑delà de la question sociale liée à l’insécurité alimentaire, ce gaspillage représente une perte considérable de ressources naturelles. Produire des aliments mobilise de l’eau, de l’énergie, des terres agricoles et du transport. Quand ces produits sont gaspillés, toutes ces ressources ont été mobilisées sans bénéfice.
Une loi adoptée en 2016 pour encadrer les invendus
Pour faire face à ce constat, l’Assemblée nationale a adopté le 11 février 2016 une loi relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire, dite loi Garot, du nom du député qui l’a portée. Cette loi impose aux supermarchés de plus de 400 m² de conclure des conventions de don avec des associations d’aide alimentaire afin de redistribuer les produits encore consommables.
La loi interdit aussi toute pratique consistant à rendre volontairement impropres à la consommation des invendus. Avant cette réforme, certains commerces rendaient leurs produits inaccessibles aux associations pour empêcher leur récupération.
Avec cette mesure, la France s’est positionnée comme l’un des premiers pays à encadrer juridiquement la redistribution des invendus dans la grande distribution.
Donner avant de jeter
L’un des principaux changements apportés par cette loi concerne le traitement des invendus. Plutôt que d’être jetés, les produits encore propres à la consommation doivent être proposés en priorité aux organisations caritatives.
Malgré cette obligation, certaines pertes persistent. Selon une estimation rapportée par Dernières Nouvelles d’Alsace début 2026, environ 300 000 tonnes d’invendus alimentaires continuent d’être jetées chaque année en France, même si des dispositifs de redistribution sont en place. Ce type d’évaluation, issu de sources médiatiques spécialisées, montre qu’il reste des marges de progression dans la mise en œuvre de la loi.
À l’inverse, des acteurs spécialisés contribuent à sauver des quantités significatives de produits. Par exemple, l’entreprise Comerso, qui facilite la collecte et la redistribution des invendus, a permis la sauvegarde de plus de 137 000 tonnes de marchandises, ce qui s’est traduit par plus de 232 millions de repas redistribués via plus de 2 500 associations partenaires.
Ces chiffres montrent à la fois l’impact de l’obligation légale et les efforts des réseaux de collecte, tout en soulignant qu’il reste des progrès à faire.
Un bénéfice pour l’environnement
L’intérêt de ce dispositif ne se limite pas à la solidarité. En réduisant le gaspillage de produits encore consommables, on diminue aussi l’impact environnemental associé à leur production. Chaque aliment redistribué représente une part d’eau, d’énergie et de terres agricoles qui n’a pas été utilisée en vain.
Dans un contexte où la gestion durable des ressources naturelles devient centrale face au changement climatique, limiter le gaspillage alimentaire s’inscrit dans une démarche globale de protection de l’environnement.
Une dynamique qui dépasse la France
La loi française contre le gaspillage alimentaire a suscité l’intérêt au‑delà des frontières. En encadrant la redistribution des invendus et en interdisant leur destruction volontaire, elle a servi de modèle et inspiré des réflexions dans plusieurs pays qui cherchent à renforcer leurs propres règles pour encourager le don des invendus.
Un défi collectif
Même si la loi a permis d’améliorer les pratiques, la lutte contre le gaspillage alimentaire reste un défi partagé. Producteurs, distributeurs et consommateurs ont tous un rôle à jouer pour réduire les pertes tout au long de la chaîne alimentaire.
Réduire le gaspillage ne consiste pas seulement à sauver de la nourriture. C’est aussi préserver l’eau, les sols et l’énergie nécessaires à sa production, ce qui est essentiel pour construire un système alimentaire plus durable.
Au‑delà de la question sociale liée à l’insécurité alimentaire, ce gaspillage représente une perte considérable de ressources naturelles. Produire des aliments mobilise de l’eau, de l’énergie, des terres agricoles et du transport. Quand ces produits sont gaspillés, toutes ces ressources ont été mobilisées sans bénéfice.
Une loi adoptée en 2016 pour encadrer les invendus
Pour faire face à ce constat, l’Assemblée nationale a adopté le 11 février 2016 une loi relative à la lutte contre le gaspillage alimentaire, dite loi Garot, du nom du député qui l’a portée. Cette loi impose aux supermarchés de plus de 400 m² de conclure des conventions de don avec des associations d’aide alimentaire afin de redistribuer les produits encore consommables.
La loi interdit aussi toute pratique consistant à rendre volontairement impropres à la consommation des invendus. Avant cette réforme, certains commerces rendaient leurs produits inaccessibles aux associations pour empêcher leur récupération.
Avec cette mesure, la France s’est positionnée comme l’un des premiers pays à encadrer juridiquement la redistribution des invendus dans la grande distribution.
Donner avant de jeter
L’un des principaux changements apportés par cette loi concerne le traitement des invendus. Plutôt que d’être jetés, les produits encore propres à la consommation doivent être proposés en priorité aux organisations caritatives.
Malgré cette obligation, certaines pertes persistent. Selon une estimation rapportée par Dernières Nouvelles d’Alsace début 2026, environ 300 000 tonnes d’invendus alimentaires continuent d’être jetées chaque année en France, même si des dispositifs de redistribution sont en place. Ce type d’évaluation, issu de sources médiatiques spécialisées, montre qu’il reste des marges de progression dans la mise en œuvre de la loi.
À l’inverse, des acteurs spécialisés contribuent à sauver des quantités significatives de produits. Par exemple, l’entreprise Comerso, qui facilite la collecte et la redistribution des invendus, a permis la sauvegarde de plus de 137 000 tonnes de marchandises, ce qui s’est traduit par plus de 232 millions de repas redistribués via plus de 2 500 associations partenaires.
Ces chiffres montrent à la fois l’impact de l’obligation légale et les efforts des réseaux de collecte, tout en soulignant qu’il reste des progrès à faire.
Un bénéfice pour l’environnement
L’intérêt de ce dispositif ne se limite pas à la solidarité. En réduisant le gaspillage de produits encore consommables, on diminue aussi l’impact environnemental associé à leur production. Chaque aliment redistribué représente une part d’eau, d’énergie et de terres agricoles qui n’a pas été utilisée en vain.
Dans un contexte où la gestion durable des ressources naturelles devient centrale face au changement climatique, limiter le gaspillage alimentaire s’inscrit dans une démarche globale de protection de l’environnement.
Une dynamique qui dépasse la France
La loi française contre le gaspillage alimentaire a suscité l’intérêt au‑delà des frontières. En encadrant la redistribution des invendus et en interdisant leur destruction volontaire, elle a servi de modèle et inspiré des réflexions dans plusieurs pays qui cherchent à renforcer leurs propres règles pour encourager le don des invendus.
Un défi collectif
Même si la loi a permis d’améliorer les pratiques, la lutte contre le gaspillage alimentaire reste un défi partagé. Producteurs, distributeurs et consommateurs ont tous un rôle à jouer pour réduire les pertes tout au long de la chaîne alimentaire.
Réduire le gaspillage ne consiste pas seulement à sauver de la nourriture. C’est aussi préserver l’eau, les sols et l’énergie nécessaires à sa production, ce qui est essentiel pour construire un système alimentaire plus durable.
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